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Lutte contre le réchauffement climatique : le GIEC explore les solutions

Dans son dernier rapport publié en avril 2022, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous alerte : entre 2010 et 2019, les émissions de gaz à effets de serre (GES) ont continué d’augmenter malgré les engagements pris par les États. Ce constat l’amène à avancer des solutions possibles pour réussir à limiter le réchauffement à + 1,5 °C comme le prévoit l’Accord de Paris.

Ce troisième tome du 6ᵉ cycle d’évaluation du GIEC résulte de la collaboration de près de 300 spécialistes et de la synthèse de 18 000 articles scientifiques. Ces experts sont formels : même si les émissions de GES ont augmenté moins vite entre 2010 et 2019 qu’au cours de la décennie précédente, les États sont loin de pouvoir atteindre d’ici 2050 l’objectif « zéro émission nette » de carbone pour limiter à + 1,5 °C le réchauffement. Le développement des énergies renouvelables n’a pas encore permis de réduire les émissions de CO2 provenant des énergies fossiles. Or, il y a urgence : des transformations durables dans tous les secteurs d’activité s’imposent pour stopper l’augmentation des émissions d’ici 2025 et les diminuer de moitié d’ici 2030.

Le GIEC identifie un large panel de solutions possibles dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’industrie, de l’usage des terres… Plus généralement, ce sont les modes de production et de consommation qu’il faudrait faire évoluer. Concrètement, il faut accélérer le déploiement des énergies renouvelables, la préservation des écosystèmes, la reforestation, la réduction des gaspillages alimentaires, l’isolation des bâtiments, le report du transport vers des modes peu ou pas émetteurs… Les experts estiment que cela nécessiterait de multiplier par trois les budgets consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique, mais une chose est sûre : le coût de l’inaction sera toujours supérieur à celui de l’action.

Dans ce nouveau rapport, le GIEC alerte aussi sur la nécessité d’une transition « juste » qui permette à chacun de trouver sa place dans un futur monde « bas carbone ». Les inégalités sont en effet flagrantes au niveau mondial : les 10 % les plus riches sont à l’origine de 36 à 45 % des émissions quand les pays plus pauvres ne sont responsables que de 3 à 5 %…

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Figure 3156
Le GIEC nous alerte : il faut agir vite pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

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